 Boum, mon coeur fait boum (Charles Téheneté) Mélange de souffre, de carbone et de salpêtre qui se consume violemment quand on y met le feu. On cherche encore désespérément l’identité exacte de son inventeur (pour lui casser la gueule j’espère), mais une chose est à peu près sûre d’après mon entourage comme il en va de l’eau chaude et du fil à couper le beurre, je ne l’ai pas inventée. Qui s’en serait douté, compte tenu de la brillante source d’information que constitue ce dictionnaire ? Sa découverte, généralement attribuée à la Chine du 9e siècle, permit l’avènement des armes à feu avec certes le concours de Marco Polo et de son orchestre. Comme quoi, on se plaint assez souvent, de nos jours, que la Chine ne fait que copier les inventions occidentales, mais quand elle invente quelque chose force est de constater que ce n’est pas forcément pour le bien commun, alors arrêtons de nous plaindre et réjouissons nous de pouvoir importer toutes ces merveilleuses copies et tous produits à bas prix et de qualité afférente, en attendant que la Chine ne nous livre un autre engin de mort. Les feux d'artifice ne sont pas un argument recevable pour un plaidoyer en faveur de la poudre, ça me fait mal aux yeux et ça pue. Il faut à tout prix, et là je suis sérieux, prendre garde quand vous manipulez de la poudre. Certains types de poudre sont, en effet, encore plus dangereux que d’autres, selon l’utilisation que vous désirez en faire. Ainsi, la poudre, dite de type S, mérite toutes les précautions d’usage et même plus. En effet, une expérimentation pratiquée en compagnie du célèbre philosophe Allemand Emmanuel Kant, passionné de pyrotechnie, a mis en péril l’existence des témoins présents à Königsberg pour l‘occasion. Ainsi, on constata de façon navrée, ce jour de 1761, que quand on prend de la poudre S, Kant pète.
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